Sophrologue praticienne, coach en développement personnel et professionnel,

praticienne en techniques de respiration et pratiques de relaxation.

Le cœur de la sophrologie : la respiration ventrale

Article publié le 17 octobre 2016

La plupart d’entre nous ne respirent qu’à moitié. À moitié, qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ? Nous respirons automatiquement, un point c’est tout, me direz-vous. Sous la pression de la société, des tensions et des normes esthétiques, nous avons perdu la respiration naturelle de notre petite enfance.

Jusqu’à l’âge de deux ans environ, nous remplissions d’air nos poumons ET notre ventre, au même temps. Et nous les vidions, instinctivement, de la même façon.

Cette respiration naturelle est appelée «  respiration abdominale (ou bien ventrale) ». Nous l’appelons également la « respiration complète » et elle est un des fondements de la pratique du yoga ; c’est bien la respiration que nous retrouvons tout naturellement pendant une séance de sophrologie.

C’est la respiration la plus complète et la plus bénéfique qui soit, et elle fait naturellement partie de nous. En entrant dans un monde fait de rapidité, de stress, de peur, notre respiration naturelle et spontanée, qui est souple et qui est longue, a laissé sa place à une respiration beaucoup plus rapide, contrôlée, parfois saccadée et qui ne fait appel qu’aux poumons et aux bronches. La quantité d’air qu’on fait pénétrer d’organisme diminue de moitié, en certaines  situation de stress même beaucoup moins.

Cette tendance est largement renforcée par l’imposante norme esthétique du « ventre plat ». A une époque où le ventre doit être aussi lisse et plat que possible, laisser son ventre se gonfler librement à l’inspiration, est une liberté que peu d’entre nous s’autorisent. Pourtant, en respirant à la moitié de notre potentiel et de nos besoins, plusieurs déséquilibres s’installent :

  • Notre ventre ne reçoit pas l’oxygène vital qui lui est naturellement destiné et les dysfonctionnements se multiplient : colites, constipation, spasmes, problèmes d’assimilation et d’élimination, etc. Ces troubles entraînent fatigue, prise de poids, irritabilité, insomnie, allergies, etc.
  • Nous coupons la communication entre notre second cerveau (le ventre) et le cerveau supérieur. Cette rupture, lorsque l’on comprend l’importance de notre système digestif, annonce le début de nombreux problèmes et dérèglements physiques.

Comment pratiquer la respiration abdominale ?

 Alors que d’habitude, nous imaginons remplir nos poumons d’air frais, il faut savoir que c’est aussi notre ventre qui respire et qui absorbe l’oxygène précieux qu’on lui apporte.

Deuxième prise de conscience : libérer le diaphragme. Le diaphragme est un muscle très puissant qui s’étire et se relâche au rythme de notre respiration. A l’inspiration, il descend du niveau du cœur vers le bas de notre ventre en poussant les organes vers le bas et l’extérieur (le ventre se gonfle) et à l’expiration, il remonte dans le sens inverse (le ventre se dégonfle, se creuse). Ce va et vient peut être très court (si on respire de façon incomplète) ou extrêmement ample si on pratique la respiration abdominale.

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