Sophrologue praticienne, coach en développement personnel et professionnel,

praticienne en techniques de respiration et pratiques de relaxation.

La physiologie du stress

Article publié le 13 décembre 2016

Notre organisme est gouverné par 2 systèmes nerveux :

  • Sympathique, qui est prédisposé aux combat/lutte/fuite en libérant les hormones adrénaline et de la noradrénaline
  • Parasympathique, qui est prédisposé à la digestion, fertilité, sommeil en libérant les hormones sérotonine, mélatonine et endorphines.

Cœur, ventre et poumons, cerveau, sont reliés par cela grâce au nerf vague et la formation réticulé.
Des que un événement désagréable nous impacte et on voit un danger, l’individu adopte un comportement de fuite/ combat, (Inhibition si ce n’est pas possible d’exprimer ces comportements).

Cycle des « hormones du stress »


Tout commence dans la zone de l’amygdale que stimule l’hypothalamus qui émet un signal qui déclenche une réaction dans le système nerveux.
Tout l’organisme se prépare pour ces fonctions :
La respiration s’arrête après une grande inspiration ;
En inspirant, en fait, nous absorbons de l’énergie pour faire face à la situation;

(En expirant, en revanche nous éliminons la tension. La plupart du temps, nous le faisons sans même y penser. Par exemple, si quelque chose nous fait peur, nous prenons inconsciemment une grande respiration et obtenons l’énergie supplémentaire requise pour faire face à la situation. Une fois la crise passée, nous poussons un soupir de soulagement, qui élimine la tension.)

L’hypophyse, glande située à la base du cerveau, stimule les glandes surrénales qui libèrent l’adrénaline et à long terme le cortisol.
Le rythme cardiaque augmente et le diaphragme se tend.

L’hippocampe, siège de la mémoire, subit une perte importante de neurones (problèmes de mémoire récente Le foie produit plus de glucose pour augmenter l’énergie disponible, ce qui entraine une hausse d’insuline, donc une envie de sucres (pour faire monter la sérotonine)

Le sang déserte la périphérie pour se concentrer dans les muscles qui s’enraidissent chargés de sang (problèmes de la peau comme le psoriasis et des cheveux)

Tous les muscles se redissent pour se préparer à l’attaque, ils se chargent en calcium qui chasse le magnésium.

Parmi les muscles que s’enraidissent : la mâchoire (nous « serrons les dents »)

Les poumons sous l’effet d’une respiration « courte » sont « à bout de souffle » manque d’oxygénation

La fertilité et la libido baissent

A long terme tout le système immunitaire défaille car le stress programme l’organisme pour la survie à court terme

Et le problème est que au fur et au mesure que le stress se chronicise, nous sommes en mode « stress » même quand il s’agit de se relaxer (ex : manger, dormir etc...) car le corps garde une mémoire de cet état de stress trop longuement vécu

Il y a des personnes qui s’auto stimulent comme ça et le problème c’est la récupération avec le risque accru d’épuisement.
Notre société de consumation valorise ça, (avec nos portables on est repérables partout !) mais après l’épuisement elle s’en débarrasse.
Dans les entreprises les taches sont de plus en plus flou (qui fait quoi ? Le moderne phénomène du « Multitâche ») même les noms pour les nommer ne suivent plus.
Les personnes sont soumises à un volume de stress au quel ils ont le sentiment de ne pouvoir faire face ; c’est la société de la compétitivité et du temps réel : tout maintenant !
Ou bien ils sont sous employé et cela engendre la dépression, la perte de l’estime de soi, la mise au placard.

Les couts du stress social :


Ce « mécanisme » individuel est entretenu au niveau social, mais….Cela a un cout également social :

Trop d’émotions inexprimés produisent un sentiment de frustration : Il est nécessaire de traiter, prendre en compte, les émotions forts. Par exemple les personnes confrontées trop souvent avec la mort (aides-soignants, infirmiers, etc.) ont leurs propres failles et à force de « absorber et jamais évacuer » ils peuvent rentrer dans un état d’épuisement qui peut entrainer la dépression (Responsabilité sociale de l’entreprise)

Le volume de plus en plus important de taches produit une hyperstimulation du cortex à détriment du cerveau émotionnel qui en souffre.
L’évolution de notre cerveau n’a pas suivi l’évolution technologique ! Nous sommes physiologiquement inadaptés au monde que nous avons créé.
L’effacement de l’espace/temps crée des problèmes de rythme (open-espace et manque d’intimité avec le sentiment d’intrusion qui va avec, portables toujours allumés etc.)

Jamais un temps pour faire une chose à la fois : même pas manger sans regarder ses messages ! Et le sentiment de notre rythme devient tout de suite : trop vite !

Tout cela engendre des difficultés très graves à gérer les émotions.
Elles ne sont pas prises en compte, l’homme-robot est coupé des émotions. C’est bien pour cela que les conflits s’installent.
Les conflits en fait sont le manque d’expression des émotions car les émotions sont là et nous gouvernent depuis la naissance.

Maladies psychosomatiques liées au stress :

  • Fatigue chronique
  • Cholestérol
  • Cancer
  • Diabète
  • Troubles du sommeil
  • Troubles digestif (mastication /digestion/respiration : relation ventre cerveau)
  • Maladies cardiovasculaires (pour les personnes colériques)
  • Maladies des coronaires /anxiété (pour les personnes pessimistes)

La solution sociale est trop souvent les substances psychotropes.
En général ces solutions exogènes (médicaments) peuvent améliorer la situation mais ça n’améliore pas l’estime en soi même.
Cela entraine une addiction, mal être familial et perte efficacité au travail.
Cela porte aussi à l’inhibition des émotions alors que ce sont tout juste celles-ci qui nous amènent et nous poussent à l’action juste, l’action bonne pour nous.

 

 

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